POHDH
PLATE-FORME DES ORGANISATIONS HAITIENNES DES DROITS HUMAINS

Accueil > Présentation

Présentation

La Plate-forme des Organisations Haïtiennes de Défense des Droits Humains est une association de droit privé à but non lucratif regroupant huit (8) institutions haïtiennes autour d’un ensemble de principes et de pratiques communes. Elle est non confessionnelle et ne relève d’aucun groupe ou parti politique. Elle est reconnue d’utilité publique par arrêté présidentiel du 23 Janvier 1996, publié dans le Moniteur du 31 Janvier 1996 (151ème#9).

I-Philosophie

Les Institutions membres de la POHDH sont liées par un certain nombre de convictions communes qui constituent la philosophie de cette organisation :

1.1. Les droits humains dépassent les seuls droits civils et politiques. Ils concernent tous les aspects de la vie de l’Homme, notamment les aspects, sociaux, économiques et culturels ;

1.2. Les droits de l’Homme ne sont pas seulement individuels mais aussi collectifs ;

1.3. La lutte pour les droits de l’Homme se situe dans le cadre d’un combat permanent pour une société démocratique. Elle ne constitue pas seulement une préoccupation conjoncturelle ;

1.4. L’une des tâches des organismes de défense des droits de l’Homme doit consister à aider la population à devenir un acteur dans la lutte pour la défense de ses droits et pour la construction d’une nouvelle justice.

II-Historique

La POHDH s’est constituée après le coup d’état de 1991. La répression systématique des militaires contre le mouvement démocratique et populaire qui a suivi cet événement, les violations massives des droits humains en général, ont motivé des organisations qui travaillaient surtout dans des domaines comme le développement social et communautaire à se regrouper en vue d’initier des actions dans le champ spécifique des droits humains.

Vu le contexte dans lequel elle a vu le jour, la Plate-forme s’est intéressée surtout aux droits civils et politiques. Mais, depuis l’assemblée générale de 1992, les droits économiques, sociaux et culturels sont inscrits dans notre programme annuel comme prioritaires avec un accent particulier pour les droits des femmes. Toutefois, les droits civils et politiques ne sont pas laissés de côté dans ce contexte de crise politique où l’on connaît à nouveau une recrudescence des violations des libertés publiques.

III-Objectifs

La POHDH se donne les objectifs suivants :

3.1. S’engager activement avec la population dans la lutte pour la promotion et la défense des droits de l’Homme,

3.2. Permettre aux organisations membres d’échanger leurs expériences, de mettre en commun leurs ressources humaines et matérielles pour une action concertée dans la problématique des droits humains en Haïti,

3.3. Promouvoir des actions concertées pour répondre au besoin de formation dans le domaine des droits de l’homme et au problème de l’assistance légale en Haïti,

3.4. Assurer un suivi permanent de la situation des droits de l’Homme dans le pays (collecte, vérification, diffusion).

Tout compte fait, la Plate-forme doit devenir une référence crédible en ce qui concerne le suivi de la situation des droits de l’Homme en Haïti, tant sur le plan national qu’international. Elle souhaite promouvoir des actions concrètes au problème de l’assistance légale en Haïti.

IV-Structure d’exécution de la POHDH

Les trois principaux organes de la Plate-forme sont : l’Assemblée Générale, le Comité de Coordination et le Secrétariat Exécutif.

4.1. L’Assemblée Générale
Elle est la plus grande instance dirigeante de la POHDH et est formée de représentant(e)s des huit institutions membres. Ses principales tâches sont les suivantes :

Analyser et valider la politique générale de la Plate-forme préparée par la Coordination, Analyser et valider la programmation annuelle préparée par le secrétariat, Sanctionner ou approuver les rapports d’activités annuelles de la POHDH, Elire le comité de coordination chargé d’assurer le suivi de ses décisions.

4.2. Le Comité de Coordination
Ce comité est formé d’un coordonnateur général ou d’une coordinatrice générale, d’un ou d’une secrétaire général(e) et d’un trésorier ou d’une trésorière élus pour deux ans renouvelables. IL a pour tâches de :

Préparer la politique générale de la POHDH en concertation avec les institutions membres, Mettre en place un dispositif de suivi trimestriel de cette politique, Evaluer le mouvement des Droits Humains par rapport à la vision de la POHDH, Jouer le rôle de Porte parole.

4.3. Le Secrétariat exécutif
Instance d’exécution des activités de la POHDH, le Secrétariat est composé du ou de la secrétaire exécutif (ive), de l’administrateur ou de l’administratrice, de permanent(e)s de commissions, d’un ou d’une secrétaire et du petit personnel. IL a pour tâches principales de :

Exécuter le plan d’action arrêté par la Coordination à travers les Commissions, Produire le bulletin de liaison des institutions membres, Assurer la gestion administrative et financière la POHDH, Jouer le rôle de porte parole avec le ou la secrétaire général(e).

4.4. Les Commissions
Les commissions au nombre de quatre :
a) Commission d’éducation à la culture des droits humains(CECDH),
b) Commission d’observation en droits humains(CODH),
c) Commission d’Intervention juridique(CIJ),
d) Commission de recherche, d’analyse et de réflexion(CRAR).

Composées des délégué(e)s d’institutions membres, les commissions sont des structures d’opérationnalisation interne de la politique définie par la Coordination pour la POHDH. En ce sens, elles gèrent les différents programmes de l’institution.
programmes de l’institution.